Voyage de Novembre

Vous êtes dans un train. Un train en direction des côtes de l'atlantique. Au terminus, l'océan. Un week end auprès de la mer. Un week end pour fêter votre anniversaire dans la solitude et la débauche. Votre valise de cuir rectangulaire contient pour cela plusieurs bouteilles d'alcool fort. Il y a largement assez pour être raide pendant tout le séjour. Le but est d'oublier, d'oublier la vie et ses problèmes. Un sursis, un instant de repos dans le tumulte qu'est votre vie. Votre vie qui vous malmène, emporté par les impératifs qui vous sont imposés par la société. Personne ne sais ou vous êtes.

Ironie

Laissez-moi vous raconter une histoire qui s'est déroulée il n'y a pas si longtemps que cela dans une foret de notre beau pays français. Cette foret, dont nous tairons le nom, était bien vielle et de nombreuses légendes lui étaient associées. L'une racontait qu'un monstre y habitait et interdisait à quiconque dy 'entrer sous peine d'être promptement égorgé. Seules quelques personnes avaient pu le voir sans mourir et en avaient fait une description qui, quoique sûrement exagérée, ne lui faisait pas d'éloge. Il devait mesurer approximativement deux mètres, avait une forme humaine, avait des griffes de dix bon centimètres, était recouvert de poils, portait pour seul vêtement un pagne et certains disaient même qu'il était difforme. Les vols ou pertes d'animaux lui était systématiquement imputés car étant un monstre il fallait bien qu'il massacre les animaux.

Abime

Ce texte est une fiction et la première personne du singulier est utilisée pour mieux immerger le lecteur dans l'histoire. Toute ressemblance avec la réalité est fortuite.

Le réveil sonne. Il hurle même. Depuis plusieurs heures. J'entrouvre les yeux. Le désactive. Une journée de plus que je ne veux pas vivre, que je ne veux pas subir. Je refuse de sortir de sous la couette. J'en pleure presque. Je ne veux pas vivre cette journée. Je ne veux pas sortir de mon lit. Je reste, inerte, dans mon lit. La tête vide, refusant de bouger.

Espionnage & Opium

La brume était épaisse et étouffante dans les rues de Londres. Elle était tellement dense qu'aucun vêtement ne pouvait empêcher l'humidité froide de s'introduire et de geler toute personne jusqu'aux os. Le matin tardait à arriver et la seule lumière qui traversait ce brouillard était celle des lampadaires à gaz qui brillaient espacés régulièrement sur les bords des rues vides.
Monsieur T marchait d'un pas assuré tout en restant attentif au moindre bruit et en scrutant la brume. Une faible brise fraîche et salée au sein de la puanteur environnante lui confirma qu'il se dirigeait bien vers les quais. Sa course ne se terminerait évidement pas là-bas, mais il serait plus en sécurité que dans les rues.

Lacrimosa

Le soleil disparaissait derrières les toits parisiens laissant de faibles rougeoiements se reflétant entre les épars nuages. Quelques rayons filtrait à travers la fenêtre pour éclairer faiblement le bureau qui était composé d'une frêle planche de bois posée sur deux tréteaux. À droite de celui-ci il y avait un lavabo, dans l'angle opposé un canapé et une petite table prenait la place entre les étagères sur le coté opposé. Sur les étagères, des livres, des figurines, des cours et quelques peluches. La pièce était éclairé par quatre bougies qui était déjà bien consommées. Au dessus du bureau était suspendu au mur une antique pendule. Une série de courte lettres manuscrites reposait sur la planche. Elles avaient été progressivement écrites ces derniers jours et attendaient patiemment.

#tweetpoème 02

Vous partez tous. Je sais que Somnus ne viendra pas. L'angoisse remonte. Comme chaque nuit. Chaque nuit, une lutte contre moi même.

Que dois je vous offrir Hypnos pour que vous m'acceptiez dans le domaine des rêves? Nyx est bien belle, mais j'attends toujours Morphée.

Emmène moi dans mes songes, loin de cette réalité. Dans ces nuages poudrées de paillettes multicolores à souffler des bulles et dormir.

Un silence règne. L'angoisse me prend. La solitude m'attaque. Je m'enroule dans ma couette. À son doux contact, je suis apaisé et calmé.

Rouge, noire ou jaune. Croquante ou juteuse. Sucrée ou acide. Cru, en clafoutis, confiture ou bocaux. La Cerise réalise tous vos fantasmes!

Le couple du lac

En cette période automnale
Où les feuilles prennent des couleurs
Une demoiselle, telle une opale
ravit mon cœur, avec ses fleurs.

Portant un magnifique bouquet
Je fus surprise par une brise
Et je rentrais par méprise
Dans les bras d'un jeune freluquet.

Je ne la revis qu'en hiver
Si belle qu'elle éclipsait tout.
Je l'invitais à prendre un verre.
Elle accepta, me rendant fou.

Sous un torrent de gros flocons,
Je m'abritais derrière un chêne.
Il me tenait à une chaîne
Ce beau jeune homme au balcon.

Nous promenant parmi les roses,
J'admirais son beau visage,

#tweetpoème 01

Rendre triste ou malheureuse une personne qui compte pour toi est un crime.

L'amour et une folie et aussi une drogue. On est prêt à abandonner n'importe quoi et tout faire pour l'avoir. Mais qu'est ce que c'est bon.

Comment peut on oser essayer de comprendre quelqu'un si l'on ne se comprend pas. L'amour d'un autre n'est véritable que si l'on s'aime.

Ta robe à poix et ton ruban rouge, Dans la brise légère, Virevolte en t'embellissant.

L'on n'entend pas les gens sangloter si ils se cachent de honte de pleurer dans leur coin. Pourtant, leurs larmes sont véritables.

Les tâches du réveil

Il courait à travers la jungle, guidé par son instinct, sa conscience essayant d'établir un plan pour semer ses poursuivants. Différentes routes s'offraient à lui, il savait qu'il avait moins d'endurance qu'eux, il fallait qu'il les piège et qu'il les tue. Un plan commença à germer dans sa tête, il y avait une grotte non loin qu'il pourrait atteindre, il pourrait se cacher la bas. Sa conscience, débarrassé du problème immédiat, se demanda comment les assassins avaient fait pour le retrouver. Quelqu'un avait dû le trahir ou s'était infiltré dans le système. En ruminant cette idée il s'aperçut qu'il était arrivé à la grotte. Quelque chose avait changé depuis sa dernière visite, le sol était usé par de nombreux passage. Ignorant cette différence, il courut se cacher au fond et dégaina son arme en visant vers l'entrée. Deux silhouette apparurent discrètement, il attendit qu'elles se rapprochent pour être sûr de ne pas les rater. Quelque chose bougea subtilement dans la grotte et les deux hommes tombèrent raide mort. Le sol sous lui s'ouvrit d'un coup et il tomba dans le vide pendant quelques secondes pour être rattrapé par une machine. Celle ci s'empressa de l'immobiliser et après avoir cherché une veine lui injecta quelque chose pendant qu'un autre bras mécanique se branchait sur sa tempe. Il eut le temps de voir une salle remplis de machines et de sarcophages révélés par le clignotement bleuté de leur écran de contrôle. Sa vision vacilla et il sombra, inconscient.

Le damoiseau du parc

Adossé à un grand saule,
Sirotant ma petite gnôle,
J'examine les demoiselles
L'automne les colorant de miel.

De petits chapelets de brume,
S'échappent des badauds en costume.
Peu s'attardent auprès de la mare
Miroitante tel une œuvre d'art.

La neige cède aux cerisiers,
De belles fleurs s'échappent des rosiers.
Embellissant les passantes,
Dans leur toilettes si brillantes.

Sous leur ombrelles, elle s'abritent
Cueillant quelques marguerites,
Si riantes et si charmantes,
Je désire l'une d'elles pour amante.

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