Les tâches du réveil
Il courait à travers la jungle, guidé par son instinct, sa conscience essayant d'établir un plan pour semer ses poursuivants. Différentes routes s'offraient à lui, il savait qu'il avait moins d'endurance qu'eux, il fallait qu'il les piège et qu'il les tue. Un plan commença à germer dans sa tête, il y avait une grotte non loin qu'il pourrait atteindre, il pourrait se cacher la bas. Sa conscience, débarrassé du problème immédiat, se demanda comment les assassins avaient fait pour le retrouver. Quelqu'un avait dû le trahir ou s'était infiltré dans le système. En ruminant cette idée il s'aperçut qu'il était arrivé à la grotte. Quelque chose avait changé depuis sa dernière visite, le sol était usé par de nombreux passage. Ignorant cette différence, il courut se cacher au fond et dégaina son arme en visant vers l'entrée. Deux silhouette apparurent discrètement, il attendit qu'elles se rapprochent pour être sûr de ne pas les rater. Quelque chose bougea subtilement dans la grotte et les deux hommes tombèrent raide mort. Le sol sous lui s'ouvrit d'un coup et il tomba dans le vide pendant quelques secondes pour être rattrapé par une machine. Celle ci s'empressa de l'immobiliser et après avoir cherché une veine lui injecta quelque chose pendant qu'un autre bras mécanique se branchait sur sa tempe. Il eut le temps de voir une salle remplis de machines et de sarcophages révélés par le clignotement bleuté de leur écran de contrôle. Sa vision vacilla et il sombra, inconscient.
Une sonnerie retentit, puis une deuxième, à la troisième il se rappela qu'il devait décrocher son téléphone. Après s'être rapidement éclairci les idées du rêves bizarre qu'il venait de faire, il répondit.
- "Ici le détective privé Marcelins. Que puis je faire pour vous ?"
Une voix féminine lui répondit, lointaine et désespérée.
- "Je vois des taches noires, semblables au néant. Elles ne sont pas persistantes, mais j'en vois de plus en plus. J'ai besoin de votre aide, je crois que je deviens folle."
- "Vous ne devriez pas plutôt voir un médecin ?"
- "Oui, j'ai déjà essayé."
La voix hésita puis repris.
- "Une connaissance m'a dit de vous contacter, précisant que vous aviez des informations à ce sujet."
- "Depuis combien de temps apparaissent elles ?"
- "Tout à commencé il y a six mois, au début c'était rare et elle disparaissaient rapidement. À présent c'est très régulier et elles mettent beaucoup plus de temps à partir."
- "Je vois. Je préfère continuer notre conversation en face à face, il y a des choses dont il vaut mieux éviter de parler au téléphone. Savez vous où est le café Jolifleur ? C'est un endroit calme et assez fréquenté."
- "Je crois savoir où il se trouve. A quelle heure ?"
Le détective regarda sa montre. Les aiguilles indiquaient neuf heure quarante deux.
- "Je vous propose onze heure, cela vous laisse-t-il assez de temps pour y aller ?"
- "J'y serais."
- "Je ne crois pas avoir eu votre nom ?"
- "Oui bien sur. Mademoiselle Joséphine Patisson"
- "Merci, donc à tout à l'heure Mademoiselle Patisson."
Elle raccrocha le téléphone. Ce n'était pas la première fois que le détective avait une affaire à propos de taches noires, il y en avait de plus en plus même. Il se débarbouilla le visage avec de l'eau fraiche. Elles se finissaient toute de la même manière. Le chat, déambulait autour de ses jambes en miaulant pour réclamer sa nourriture. En lui remplissant la gamelle. Une personne, sans distinction d'age, d'origine ethnique, de sexe, ou bien de professions commençait à voir des taches. Le chat une fois rassasié alla se rouler en boule sur le fauteuil ignorant son maitre. Leurs fréquences et leurs tailles augmentaient progressivement et les rendaient fous au fur à mesure. Puis un jour, les dites personnes disparaissaient, comme si elles n'avait jamais existé auparavant. Quelque soit le service de renseignement il n'y avait plus rien. Il se souvenait de tout parce qu'il avait prit l'habitude de tout noter. En aurait-il le souvenir s'il ne le faisait pas ? Et pourquoi ces personnes étaient toujours orienté vers lui ?
Sur le chemin, il nota l'entretien téléphonique, pas seulement la conversation, mais aussi les intonations de la voix et les hésitations. Il décida d'aller faire un tour au Délirium qui se trouvait être sur le chemin. Il n'aurait pas du y avoir beaucoup de monde de si bon matin mais la salle était remplie. L'ambiance était agité et les regards inquiets et affuté. D'habitude elle était simplement étrange, mais cette fois ci on pouvait sentir de l'anxiété. Le détective joua des coudes pour arriver au bar et s'adressa au barman.
- "C'est quoi toute cette agitation ?"
Le tic à la joue de celui ci ne cessait de se déclencher, lui aussi était inquiet.
- "Je ne sais pas. Certaines personnes disent qu'ils savent de source sûr que la fin du monde est proche. Je me demande d'où ils tirent ça, ce ne sont pas d'habitudes des client qui délirent beaucoup. Ils sont venu me réveiller il y a trois heures pour que j'ouvre en avance. Depuis, le bar n'a fait que s'emplir."
- "Tu crois à ses histoires ?"
- "Oh! Je n'en crois pas un mot. Seulement, il règne une ambiance de révolte ou de conspiration."
Il jeta un coup d'œil inquiet.
- "Ce dont j'ai le plus peur c'est que quelque chose éclate dans le bar et qu'il y ai de la casse."
- "Moi qui pensait me détendre un peu, écouter du jazz et glaner quelque rumeurs."
Un homme bizarrement vêtu à côté de lui, parla d'une voix mystique en agitant les bras.
- "Glaner des rumeurs ? Je peux t'en donner une! Seulement ce n'est pas une rumeur!"
Il reprit son souffle et cette fois ci s'écria.
- "Aujourd'hui! C'est la fin du monde! Michael en à marre et nous quitte, le monde va s'effondrer complètement d'ici quelque heures et nous mourrons tous."
Une personne lui attrapa le bras et lui parla à voix basse, ce qui eu pour effet de le calmer immédiatement. Il l'entraina au fond du bar tout en s'excusant des paroles de son compagnon qui avait dû boire un coup de trop. Le détective et le barman se regardèrent longuement et éclatèrent de rire.
- "Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un prophète annoncer la fin du monde."
- "Ce n'est que le sixième qui répète exactement la même chose depuis ce matin, ils ont dû se donner le mot."
- "Bizarre en effet. En attendant j'ai soif, sert moi quelque chose à boire."
- "C'est très étrange, certains clients que je connais et qui étaient sains d'esprit hier ont aussi commencé à y faire des allusion. Même si je n'y crois pas, tout ceci m'inquiète."
- "En parlant de rumeur, je vais te demander mes services de renseignement habituel."
Il se pencha vers le barman et baissa le son de sa voix.
- J'ai de nouveau un client qui voit des taches noire, tu as des nouveaux renseignements dessus ?¨
- "Des taches noires ? Celles qui apparaissent et disparaissent ? Figure toi que je n'arrête pas d'en entendre parler depuis ce matin. Tu sais comme moi que les gens qui en voient finissent tous par disparaitre, plusieurs de tes clients ont fini de cette manière non ?"
Marcelins acquiesça de la tête.
- "Apparemment ces taches seraient reliées à des rêves, avant de voir les taches, les personnes rêvent. Elles rêvent d'une ancienne vie, d'une vie dans un monde qui leur parait logique et normal sur le coup, mais une fois qu'ils reviennent dans la réalité, ils n'arrivent pas à expliquer ce qu'ils ont vu. Généralement ils ne se souviennent même pas des rêves, mais si tu leur demande, certains sont capable de te les raconter, leurs rêves suivent un cheminement logique. C'est un de ces mystiques qui m'a expliquer ça tout en parlant de la fin du monde, dans leur têtes cela serait relié."
- "Intéressant, je ne me souviens pas que quelqu'un ai mentionné les rêves, il faudrait que je relise mes notes."
Il regarda sa montre, il ne lui restait qu'à peine temps de rejoindre le Jolifleur.
- "Je vais être en retard si je ne file pas tout de suite, je repasserai dans l'après midi."
- "A tout à l'heure."
Lorsqu'il sortit du bar, l'air lui semblait plus tendu, plus lourd. La température et l'humidité ne pouvaient avoir changé aussi rapidement. Une atmosphère de peur s'était établi, les passant jetais des regards fuyant et marchaient tous comme si ils étaient poursuivi par un loup. Devant le café, une jeune femme qui semblait perdu dans ses pensées. Elle ne remarqua le détective que lorsqu'il lui adressa la parole.
- "Mademoiselle Joséphine Patisson ?"
- "Détective Marcelins je présume ?"
- "Touché. Vous paraissez bien soucieuse."
- "J'ai encore vu des tâches noires sur le chemin, c'est pour cela que je suis si soucieuse. Je pense que je deviens folle, pourtant c'est la seule chose bizarre qui m'arrive en ce moment. Comment ma tête pourrait inventer une telle chose ? Et puis il y a autre chose, j'ai observé les gens sur le chemin tout le monde semble inquiet."
Le détective jeta un regard dans la rue et approuva d'un mouvement de tête.
Ils prirent place autour d'une table dans un coin du café, commandèrent chacun un café ainsi que des viennoiseries.
- "Je voudrais savoir si vous avez eu des rêves bizarre dernièrement. Si vous n'avez pas eu l'impression de rêver de quelqu'un d'autre."
Joséphine ferma les yeux et réfléchi longuement. Elle parla tout en gardant les yeux fermés, comme plongé dans une transe.
- "Maintenant que vous le dites. J'ai toujours eu du mal à me souvenir de mes rêves, mais certains sont comme gravé dans mon esprit. Tous me provoquent une forte impression de déjà vu. Je vais essayer de vous faire un résumé, il faut que je trouve par où commencer."
Elle prit sa tête entre ses mains et resta muette pendant quelque temps. Le garçon apporta leur commande, la délicieuse odeur de café fut comme un déclic pour elle.
- "Je me me souviens être dans une terrasse dans un espace sphérique immense. Il y avait des balcons espacés régulièrement en hauteur sur tout la surface intérieur de la sphère et on voyait des raies de lumière qui descendait obliquement. Des plantes étaient présente partout parfois s'étalant sur plusieurs étages, il y avait également une cascade qui donnait un bruit calme et une très agréable odeur de fleur. Plusieurs cube semblait suspendu au milieu dans le vide, ils diffusaient diverses informations dans plusieurs langages ainsi que des images et des schémas. J'étais accompagnée d'un homme que je savait être mon amant, on buvait un café.
Dans le souvenir suivant, je me trouvais dans une salle blanche où étaient disposés plusieurs établis ainsi que des machines et des personnes en blouse blanche. C'était un laboratoire où je travaillais sur quelque chose d'important. Plusieurs de mes rêves ce sont déroulés dans cet environnement.
Puis je me trouvais dans une chambre avec mon amant en train de dormir quand une alarme retenti. Une alarme que nous redoutions depuis plusieurs mois, il fallait se dépêcher. L'évacuation se faisait rapidement mais sans affolement tout le monde savait la tâche qui lui incombait.
Dans mon derniers rêve, j'étais plongé dans une substance gélatineuse, je ne pouvais plus sentir mes jambes et mes bras me faisaient horriblement mal. J'étais immobilisé mais je sentais qu'un câble était connecté à ma tempe et que j'allais rejoindre l'irréel mais je ne voulais pas. Mon amant était penché au dessus de moi et on pouvait lire l'horreur qu'il voyait sur son visage. Il me rassurait, me prit la mains, me dit que tout allait bien se passer, mais je ne voulais pas y aller. D'abondantes larmes coulaient sur son visage puis il lâcha ma main, m'embrassa une dernière fois et referma le couvercle. Je me senti happé par quelque chose et je perdis conscience.
Joséphine arrêta son récit, des larmes descendait sur son visage.
Un homme déambulant dans la rue attira l'attention du détective. Il y avait quelque chose qui clochait avec cette personne, quelque chose qui frappe mais que l'on arrive pas à distinguer. Son corps était recouvert de petites taches noires qui semblaient se rassembler en diverses endroits. On pouvait voir qu'il avait du mal à simplement mettre un pied devant l'autre, son regard était vide et de la bave coulait de son menton. L'homme essaya de dire quelque chose mais n'arriva pas. Un de ses bras fut complètement entouré de tache et tomba sur le sol, il vacilla et tomba sur ses genoux. Haleta plusieurs fois, fut pris de convulsion, sa tête tomba en arrière et il fini par s'écrouler complètement. Les diverses taches noires dévorait son corps à vu d'œil, il était condamné. Un silence se fit, rien ne le perturba si ce n'est le faible bruit d'une brise. Tout le monde avait vu la scène qui venait de se dérouler, Joséphine et le détective se regardèrent en silence. La panique était palpable dans l'air, il suffisait d'un bruit, d'un mouvement et tout s'effondrerait dans un mouvement de frayeur. Ce fut le simple tintement d'une cloche qui déclencha l'affolement. Les gens se mirent à courir dans tous les sens, criant, rassemblant leur possessions et s'éloignant le plus rapidement de la scène. Le détective prit Mademoiselle Patisson par le bras et l'entraina dans une ruelle adjacente en direction du Délirium. Joséphine força la détective à s'arrêter au bout d'une dizaine de minutes, elle ne pouvait suivre. Elle haleta en disant.
- "Vous avez aussi vu les taches sur le corps de cet homme ?"
- "Oui. Si ça peut vous rassurer, vous n'êtes pas folle. Tout le monde à vu cette scène."
- "Je ne sais pas si je me sens rassuré de ne pas être folle."
- "Je vous propose de m'accompagner à un endroit que je connais bien où vous ne risquez rien. Il serait dangereux que vous rentriez toute seule alors que la ville sombre dans la folie. Surtout que d'après les quelques rumeurs que j'ai, vous êtes en phase terminale, si vous restez seule vous finirez par disparaitre."
Elle ferma les yeux et réfléchit quelque secondes puis opina de la tête.
Sur le chemins, ils croisèrent deux personnes qui étaient elles aussi en train de se faire dévorer par des taches noires. Ils aperçurent une personne perchée sur un toit, en complet brun et avec une cape de même couleur mais brodé avec du fil rouge. Sur cette cape était dessinée plusieurs sigles ainsi que des formes géométrique. Une rapière pendait docilement à sa ceinture ainsi qu'un vieux mousquet du siècle dernier. Son visage oscillait entre le ciel et le sol mais il semblait comme un pilier de calme dans le chaos environnant. Le groupe arriva devant le bar, enfin si on pouvait encore appeler cela un bar. Cela ressemblait plutôt à un grand attroupement de personnes effrayées devant l'entrée d'une grotte protectrice. Parmi le groupe il y avait aussi plusieurs personnes habillées exactement comme l'homme sur le toit. Trois jouaient aux cartes assis en cercle devant le bar, l'un dessinait et écrivait à la craie des symboles sur le sol et deux autres semblait discuter avec d'autre personnes. On pouvait lire toutes les expressions possibles sur les visages de l'attroupement de personnes.
La colère, la peur, la joie, la folie, l'angoisse, tout était combiné. Le bruit du chaos environnant ajoutait une dimension surréaliste à la scène.
Soudain les hommes en complet arrêtèrent de jouer aux cartes et se rassemblèrent sauf celui qui dessinait au sol. Ils se montraient mutuellement des endroits dans le ciel, certaines personnes remarquèrent qu'il faisait de plus en plus sombre pourtant il ne devait même pas être 13h. Des lignes commencèrent à apparaitre dans le ciel, des lignes noires, du même noir que les taches. Elle se rejoignait et dessinait en quelque sorte un puzzle dans le ciel. Une vague de murmure se propagea à l'intérieur de la salle, plusieurs cri s'élevèrent, certaines personnes s'affolaient visiblement. Un homme en complet dessina promptement un cercle serti de symbole autour de lui et s'assis au milieu, les autres continuèrent à observer le ciel. D'un coup, un morceau du ciel se détacha et tomba au ralenti. Le silence se fit à nouveau, les gens observait ce morceau de ciel et le néant qui était apparu à son emplacement original. La pièce s'écrasa un peu plus loin mais le choc se fit ressentir et mis à terre la plus part des gens assemblés devant le bar. Un nuage de poussière se dégagea de la zone et le bruit revint, une cacophonie de cri, d'objet brisé et le souffle du choc leur parvint. Puis des gens aperçurent juste au dessus du bar que des lignes venait tout juste de finir le contour d'une pièce et qu'inexorablement celle ci allait tomber. Qu'elle allait tomber sur le bar et que tout le monde allait mourir. Un des hommes en cape dit d'une voix rassurante.
- "N'ayez crainte, vous ne risquez rien ici. Attendez patiemment un peu et nous vous évacuerons."
A peine eut-il fini sa phrase que la pièce tomba.
Le cercle ou était assis l'homme se mis à luire et une sphère dorée apparu au dessus de la zone comprenant le bar. Lorsque la pièce rencontra la sphère des étincelles jaillirent, le temps fut comme suspendu, une fissure apparu au milieu de la pièce pour rejoindre les bords de celle ci et elle se brisa en morceaux qui tombèrent autour de la sphère sans la pénétrer. La personne dans le cercle s'effondra, ses compagnons l'allongèrent et placèrent ses mains sur sa poitrine avant de réciter une prière pour leur compagnon qui par sa vie les avaient sauvés. La foule resta médusée.
Dans les instants qui suivirent, l'homme qui dessinait sur le sol depuis le début se leva et alla s'assoir au milieu d'un des trois cercles qui entourait l’enchevêtrement de symboles. Il fut rejoint par deux de ses compagnons qui s'assirent puis tous les trois se concentrèrent. Les symboles s'illuminèrent et une porte massive en bois qui semblait ne donner sur rien apparu au milieu de la rue. Le même homme qui avait rassuré la foule parla à nouveau.
- "Il faut que vous franchissiez cette porte un à un. Vous vous en sortirez plus facilement et serez protégé dans cet espace tampon. Vous avez le choix de rester, mais nous ne resterons pas indéfiniment pour vous protéger de la désagrégation du monde."
Certaines personnes se mirent à rire, l'un d'eux cria à leur intention.
- "Vous croyez sérieusement que l'on croire qu'une porte apparu au milieu de nulle part vas nous mener quelque part ? Qui pourrait croire de telles sottises."
- "Pensiez vous qu'un jour le ciel se détacherait et vous tomberait dessus ? Non, je ne pense pas, pourtant que vient il de se passer ? Soit vous nous faites confiance et votre transition se déroulera mieux, soit vous serez déconnecté brutalement."
Le ciel continuait à se découper et à tomber, le sol et les murs tremblaient à chaque impact. Finalement, un courageux se décida à passer la porte, il se dirigea vers celle-ci et l'ouvrit. On ne voyait pas ce qu'il y avait derrière la porte, c'était comme si elle ne donnait sur rien. La personne traversa la porte mais n'apparut pas de l'autre coté, la porte se referma d'elle même. Les personnes assemblées se décidèrent au fur à mesure de passer la porte comme mu par un mouvement de masse. Le détective qui n'avait rien dit depuis qu'ils étaient arrivés devant le bar s'adressa à Joséphine.
- "Mademoiselle Patisson il faut que vous y alliez, cela semble sûr."
- "Je ne passerai pas le pas d'une porte qui fait disparaitre les gens."
- "Y a t'il une autre alternative ? Je ne sais pas ce qu'il y à derrière mais c'est mieux que de rester ici."
Elle fini par se décider à passer la porte et le détective fut le suivant à passer dans la porte. Quand tous le monde fut à l'intérieur, les hommes en complets firent disparaitre la porte, ouvrirent une faille dans le néant d'un coup de rapière et disparurent.
Il faisait noir derrière la porte, il n'y avait ni sol ni murs. L'endroit était dépourvu d'odeur et de sensation. Le temps semblait figé, rien ne se passait. Il pouvait seulement sentir son corps et le palper il se mit à se tourner les pouces pour s'occuper en attendant que quelque chose se passe. Quelque chose devait arriver et il fallait que cela arrive rapidement sinon il succomberait à la folie. Il se rappela de son chat, son chat qu'il ne reverrait jamais et éplucha sa mémoire pour s'occuper mentalement. Au bout d'un temps indéterminé, il se senti comme projeté dans un corps. Comme si ses sens était connecté au fur à mesure à quelque chose qui était hors du néant. Le corps bougeait tout seul, ses sens semblait accéléré, il commença à entendre des voix. Il tenta d'ouvrir les yeux et fut ébloui, il suffoquait, des morceau de gel était coincé dans sa gorge. On lui parlait doucement.
- "Calmez vous, tout vas bien. Vous êtes parmi nous, rien ne peut vous arriver."
Son corps était plongé dans une substance gélatineuse, des câbles et des tuyaux lui rentrait à diverses endroit dans son corps. Il cracha un morceau de gel gros comme son point. Pris d'un mouvement de panique il s'extirpa du sarcophage en arrachant les perfusions et tuyaux. Il voulut se lever, mais ses jambes se dérobèrent et il retomba sur les genoux.
- "Calmez vous, vous agiter comme cela ne fera qu'empirer la situation."
Puis la personne s'adressa à son collègue.
- "Il aurait pu finir ça plus facilement, je sais que c'est le dernier à maintenir des réfugiés. Mais quand même, détruire le monde comme ça... Tout les survivants auront des séquelles. Regarde celui là, il ne comprend pas ce qu'il se passe."
Elle s'adressa à lui avec un air compatissant.
- "Monsieur, vous êtes dans un vaisseau spatial au milieu de l'espace. Vous devez avoir des souvenirs de la technologie."
D'un coup une avalanche de souvenir lui envahi le cerveau et il fut tétanisé sur place subissant les assauts des souvenirs incapable de réagir.
Quelque jours après son réveil, les mémoires toujours entremêlées, il errait dans les couloirs du vaisseau. Les personnes qui l'avait réveillées lui avait expliquées qu'il avait était plongé dans une réalité virtuel depuis plusieurs siècle. Qu'il allait mettre beaucoup de temps à s'en remettre mais qu'il aurait de l'aide pour faire le tri entre sa vie original et les suivantes dans l'irréel. Il serait une chimère. Plusieurs personnes, chacune avec sa vie, dans un seul et même corps. Le couloir déboucha soudain sur une grande ouverture remplis de plantes, d'oiseaux et de personnes. Il se dit qu'il allait méditer un peu ici et essayer d'assembler toutes ses personnalités.