Nouvelle

Voyage de Novembre

Vous êtes dans un train. Un train en direction des côtes de l'atlantique. Au terminus, l'océan. Un week end auprès de la mer. Un week end pour fêter votre anniversaire dans la solitude et la débauche. Votre valise de cuir rectangulaire contient pour cela plusieurs bouteilles d'alcool fort. Il y a largement assez pour être raide pendant tout le séjour. Le but est d'oublier, d'oublier la vie et ses problèmes. Un sursis, un instant de repos dans le tumulte qu'est votre vie. Votre vie qui vous malmène, emporté par les impératifs qui vous sont imposés par la société. Personne ne sais ou vous êtes.

Abime

Ce texte est une fiction et la première personne du singulier est utilisée pour mieux immerger le lecteur dans l'histoire. Toute ressemblance avec la réalité est fortuite.

Le réveil sonne. Il hurle même. Depuis plusieurs heures. J'entrouvre les yeux. Le désactive. Une journée de plus que je ne veux pas vivre, que je ne veux pas subir. Je refuse de sortir de sous la couette. J'en pleure presque. Je ne veux pas vivre cette journée. Je ne veux pas sortir de mon lit. Je reste, inerte, dans mon lit. La tête vide, refusant de bouger.

Espionnage & Opium

La brume était épaisse et étouffante dans les rues de Londres. Elle était tellement dense qu'aucun vêtement ne pouvait empêcher l'humidité froide de s'introduire et de geler toute personne jusqu'aux os. Le matin tardait à arriver et la seule lumière qui traversait ce brouillard était celle des lampadaires à gaz qui brillaient espacés régulièrement sur les bords des rues vides.
Monsieur T marchait d'un pas assuré tout en restant attentif au moindre bruit et en scrutant la brume. Une faible brise fraîche et salée au sein de la puanteur environnante lui confirma qu'il se dirigeait bien vers les quais. Sa course ne se terminerait évidement pas là-bas, mais il serait plus en sécurité que dans les rues.

Lacrimosa

Le soleil disparaissait derrières les toits parisiens laissant de faibles rougeoiements se reflétant entre les épars nuages. Quelques rayons filtrait à travers la fenêtre pour éclairer faiblement le bureau qui était composé d'une frêle planche de bois posée sur deux tréteaux. À droite de celui-ci il y avait un lavabo, dans l'angle opposé un canapé et une petite table prenait la place entre les étagères sur le coté opposé. Sur les étagères, des livres, des figurines, des cours et quelques peluches. La pièce était éclairé par quatre bougies qui était déjà bien consommées. Au dessus du bureau était suspendu au mur une antique pendule. Une série de courte lettres manuscrites reposait sur la planche. Elles avaient été progressivement écrites ces derniers jours et attendaient patiemment.

Les tâches du réveil

Il courait à travers la jungle, guidé par son instinct, sa conscience essayant d'établir un plan pour semer ses poursuivants. Différentes routes s'offraient à lui, il savait qu'il avait moins d'endurance qu'eux, il fallait qu'il les piège et qu'il les tue. Un plan commença à germer dans sa tête, il y avait une grotte non loin qu'il pourrait atteindre, il pourrait se cacher la bas. Sa conscience, débarrassé du problème immédiat, se demanda comment les assassins avaient fait pour le retrouver. Quelqu'un avait dû le trahir ou s'était infiltré dans le système. En ruminant cette idée il s'aperçut qu'il était arrivé à la grotte. Quelque chose avait changé depuis sa dernière visite, le sol était usé par de nombreux passage. Ignorant cette différence, il courut se cacher au fond et dégaina son arme en visant vers l'entrée. Deux silhouette apparurent discrètement, il attendit qu'elles se rapprochent pour être sûr de ne pas les rater. Quelque chose bougea subtilement dans la grotte et les deux hommes tombèrent raide mort. Le sol sous lui s'ouvrit d'un coup et il tomba dans le vide pendant quelques secondes pour être rattrapé par une machine. Celle ci s'empressa de l'immobiliser et après avoir cherché une veine lui injecta quelque chose pendant qu'un autre bras mécanique se branchait sur sa tempe. Il eut le temps de voir une salle remplis de machines et de sarcophages révélés par le clignotement bleuté de leur écran de contrôle. Sa vision vacilla et il sombra, inconscient.

Bienvenue chez Kotate!

- "Salut! Ici GameUnited! Nous sommes actuellement en train de survoler en hélicoptère le centre d'escapade virtuel à Poitier. Vous savez tous que c'est aujourd'hui que Kotate lance sa nouvelle escapade dont nous n'arrêtons pas d'entendre parler. Nous avons ici avec nous le producteur de cette escapade, Mr Schkluk.Que pouvez-vous nous dire sur votre nouveau jeu ?"

La salle blanche

Je courrais à travers le couloir. J'avais aperçu deux sous-fifres du gang au restaurant. Ils étaient venus pour moi, jamais ils ne montaient aussi haut dans les immeubles pour racketter les gens. Il fallait que je me cache, non que je me sauve. Pas la peine de retourner à l'appartement, il devait y avoir d'autre membres. Tout cela parce que je ne leur avais pas envoyé l'enregistrement de mon dernier saut dans le cyber espace. Je ne pouvais pas, il y avait eu cette chose là bas, je ne savais pas ce que c'était mais je n'étais pas supposé l'avoir découverte.

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