Poeme

Le couple du lac

En cette période automnale
Où les feuilles prennent des couleurs
Une demoiselle, telle une opale
ravit mon cœur, avec ses fleurs.

Portant un magnifique bouquet
Je fus surprise par une brise
Et je rentrais par méprise
Dans les bras d'un jeune freluquet.

Je ne la revis qu'en hiver
Si belle qu'elle éclipsait tout.
Je l'invitais à prendre un verre.
Elle accepta, me rendant fou.

Sous un torrent de gros flocons,
Je m'abritais derrière un chêne.
Il me tenait à une chaîne
Ce beau jeune homme au balcon.

Nous promenant parmi les roses,
J'admirais son beau visage,

Le damoiseau du parc

Adossé à un grand saule,
Sirotant ma petite gnôle,
J'examine les demoiselles
L'automne les colorant de miel.

De petits chapelets de brume,
S'échappent des badauds en costume.
Peu s'attardent auprès de la mare
Miroitante tel une œuvre d'art.

La neige cède aux cerisiers,
De belles fleurs s'échappent des rosiers.
Embellissant les passantes,
Dans leur toilettes si brillantes.

Sous leur ombrelles, elle s'abritent
Cueillant quelques marguerites,
Si riantes et si charmantes,
Je désire l'une d'elles pour amante.

La demoiselle au banc

Assise sur un joli banc,
Observant les personnes passant,
Sous une pluie de feuilles qui tombent,
J'attends de voir une colombe.

Les arbres sont tous dénudés.
Peu de gens osent se balader.
La neige crisse sous leurs pieds,
Frissonnant je ne fais qu’épier.

Les pétales volent au sein des fleurs.
Les hommes jouent les ensorceleurs,
Flattant les toilettes des Dames.
Nul ne m'aborde à mon grand dam.

Des pique-niques s'établissent dans l'herbe.
Tout ces badauds sont superbes.
Assise sur mon banc auprès d'eux,
Je n'attire toujours pas leurs yeux.

Les larmes de la brume

Des larmes ruissellent sur mon visage.
Isolé dans un village,
Des soubresauts agitent mon corps.
Je ne suis jamais assez fort.

La brume m'enveloppe de ses doigts.
Remontant les rues et les toits.
Je ne distingue rien du tout,
Dans mon esprit je deviens fou.

Des bruissements me parviennent,
Un être vivant m'approche.
Soudain retentit une cloche,
En un instant, des mains les tiennent.

Une main effleure mon visage,
Puis séchant mes tristes larmes.
Une figure emplie de charmes,
Guide mon âme dans ce voyage.

Chemin du soir

Marchant le long de la route
J'observe le jeu des ombres,
Que ces grands arbres sont sombres
Dans ma conscience s'installe le doute.

Chaque lampadaire éclaire
Une faible zone autour de lui.
Les ténèbres entre chacune, je fuis
Ils me guident je me laisse faire.

Soudain la lumière disparue.
Les noires ténèbres m'enrobent.
Ces nuages, telle une grande robe
Flottent au dessus de la rue.

Pourtant de grands trous jaillissent
D'où apparaissent des étoiles
Éparpillées sur une grande toile
Comme ce ballet est fascinant

M'adaptant à l'obscurité,

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